Maternité & Education

De couple sans enfant à jeunes parents : qu’est ce qui change vraiment ?

Crédit Photo de couverture : Anaïs Filoche Photography

Avec cet article, je veux contredire toutes les mauvaises langues qui prédisent aux futurs parents une vie chamboulée, très différente de ce qu’ils ont connu et forcément plus compliquée. De couple sans enfant à jeunes parents : quels sont les véritables changements ?

Bien sûr ceci est un éclairage basé sur notre propre vécu, chaque famille étant différente ce témoignage n’est pas une vérité collective.

Lors de ma grossesse j’ai eu la chance d’être relativement préservée des paroles peu rassurantes que nombre de femmes enceintes entendent… “Un enfant ça met un couple à rude épreuve” –  “Fini les sorties, avec un enfant en bas-âge” -“Vous allez être vraiment exténués les premiers mois” – “Tu va devoir trimbaler ta maison à chaque fois que tu sortiras de chez toi” – “Tu verras c’est angoissant d’être parent” – “Tu peux oublier le temps pour toi maintenant” – etc… Notre entourage étant plutôt positif et bienveillant, nous n’envisagions pas l’arrivée d’un bébé comme un chamboulement absolu dans notre mode de vie… et nous avons eu raison.

 


La fatigue des jeunes parents

Évidemment, c’est une réalité qui ne peut être niée. Un nouveau-né ça fatigue. Pour la simple et bonne raison que lors de ses premiers jours/semaines/mois de vie, un enfant à des besoins physiologiques qui nécessitent qu’il se réveille régulièrement (pour manger, être changé, parce qu’il a besoin de contact…). Durant les trois premières semaines, Robin se réveillait environ toutes les 3-4 heures pour téter.  Je dirais que le plus gros de notre fatigue a été concentrée à ce moment là, notamment car l’allaitement était difficile à mettre en route et que Robin ne se rendormait pas tout de suite après avoir mangé. Mais passé ces quelques difficultés liées à l’allaitement, un rythme rôdé s’est rapidement installé puis les réveils nocturnes se sont espacés, pour des nuits complètes de 12 heures vers 4 mois environ.

Nos solutions pour pallier à la fatigue :

  • Un nouveau-né dort beaucoup en journée également. Je profitais donc de ces temps calmes pour me reposer voire faire la sieste en même temps que bébé.
  • Se relayer la nuit : il ne faut pas croire que le papa soit dispensé d’aide quand la maman allaite son enfant. Chez nous c’était un travail d’équipe, régulièrement l’amoureux allait chercher Robin et me l’apportait pour une mise au sein au lit, c’était ensuite lui qui allait le reposer dans sa chambre.
  • Se relayer le weekend : maintenant que Robin est plus grand, nous nous relayons un matin chacun avec l’amoureux pour que chacun puisse profiter d’une grasse-matinée le weekend.


Les sorties

L’amoureux et moi avons été éduqués sensiblement de la même façon par nos parents. Nous nous rappelons qu’ils nous emmenaient partout avec eux depuis le plus jeune âge : en vacances, chez des amis, à des événements sportifs ou festifs… Il ne nous ait donc pas venu à l’esprit de faire autrement avec notre enfant. Passé les trois premières semaines de découverte et de douleurs post-accouchement, nous avons tout naturellement repris nos habitudes de vie. C’est ainsi qu’à 3 mois Robin avait déjà : visité Lyon en long en large et en travers, profité d’un weekend dans le Sud, s’était endormi dans 8 maisons différentes, avait passé une nuit complète chez ses grands-parents pour que nous puissions nous saoûler faire la fête jusqu’au petit matin avec les copains, avait été gardé par tous les membres de notre famille proche…

Nos solutions pour sortir avec bébé :

  • Le portage : Jusqu’à ses 6 mois Robin était quasi-exclusivement porté en écharpe pour nos sorties. C’est une solution tellement pratique et peu encombrante que toutes les sorties s’y prêtent : ballades, flâneries dans les magasins, utilisation des transports en commun… L’enfant est confortablement installé et arrive à faire de longues siestes installé de cette façon. On profite de sortir sans perturber son rythme de sommeil !
  • Le lit-parapluie : Dès qu’il s’agissait d’une sortie plus sédentaire, nous amenions avec nous notre lit-parapluie. Du coup aucun problème pour aller dîner chez des amis, passer l’après-midi chez notre famille ou même s’organiser un weekend quelque part. Robin a appris très tôt à dormir ailleurs que chez lui et aujourd’hui c’est une bénédiction car il s’endort partout sans mal.

Nos solutions pour sortir sans bébé :

  • Avoir confiance en ses proches et lâcher du lest : Nous avons la chance d’avoir une famille fiable et responsable. C’est donc sans appréhension que nous avons pu laisser Robin aux soins de ses grands-parents et oncles et tantes relativement tôt. La première fois n’a pas été facile et j’ai eu la larme à l’œil en le laissant. Mais s’habituer tôt à laisser son enfant (d’abord par tranches de quelques heures, puis une journée, puis une nuit complète) c’est aussi se rendre service, car ensuite il n’y a plus de stress.
  • Le tire-lait : Evidemment quand on allaite son enfant, le tire-lait devient notre meilleur ami pour les périodes de séparation qui durent…


Le temps pour soi

Je pense que c’est un facteur qui varie énormément en fonction du sommeil de bébé. Nous avons la chance d’avoir un enfant qui nous ressemble : c’est-à-dire un gros dormeur. Lors de mon congé maternité j’avais donc plusieurs tranches de 2-3 heures chaque jour pendant lesquelles j’avais du temps pour bricoler, regarder des tas de séries télé, m’occuper de la maison et me reposer. Robin a aujourd’hui 18 mois et fait 2 siestes d’1 à 3 heures chacune par jour, ce qui nous laisse encore des plages libres confortables. Bien sûr ce temps libre va aller en diminuant au fur-et-à-mesure que Robin grandira. Mais il deviendra aussi de plus en plus autonome, donc l’un dans l’autre ce sera tout aussi confortable.

Là où nous mesurons un vrai changement sur le temps donc nous disposons pour nous c’est le début de soirée (entendez là du moment où nous le récupérons à la crèche jusqu’à son coucher soit 17h-19h30). Ce laps de temps représentant la quasi-totalité du temps passé avec notre fils les jours de semaine, il est tout naturel qu’il lui soit intégralement dédié. Jeux, repas, bain, rituel du couché, autant de moments que nous savourons chaque jour. Fini donc de lézarder devant la télé au retour du travail… et finalement je crois que ce n’est pas un mal !

Nos solutions pour préserver du temps pour soi :

  • Le partage des tâches : chez nous certains rôles sont rodés et partagés, autant pour l’entretien de la maison que pour s’occuper de Robin. Ainsi l’entretien du jardin et le passage de la serpillière sont des tâches réservées à l’amoureux quand je m’occupe plutôt de la lessive et du rangement de la maison. De la même façon, je m’occupe des repas de Robin et son papa de la mission douche. Ainsi nous gagnons du temps que nous pouvons ensuite nous consacrer.
  • Coucher son enfant de bonne heure : dis comme ça ça fait un peu parents indignes qui couchent leur enfant juste pour être tranquilles. Mais en fait non, Robin se levant à 7h30 les matins de semaine il nous est rapidement apparu qu’il avait besoin de se coucher tôt pour recharger ses batteries. Dormant en moyenne 12 heures par nuit, le calcul a été vite fait et son heure idéale de couché est donc 19h30. De toutes façons passé cette heure là, il devient bougon car il n’a qu’une envie : qu’on le mette au lit ! Du coup nous avons jusqu’à maintenant un temps important en soirée rien que pour nous.


Et le couple dans tout ça ?

Les semaines qui ont suivi la naissance de Robin ont littéralement multiplié notre amour. Je répétais sans cesse à l’amoureux combien l’arrivée de Robin renforçait ce sentiment (les hormones toussa toussa). Un “élan d’amour” comme on dit chez-nous ! Bon la vie n’est pas un conte de fée mielleux non plus, mais en toute honnêteté l’arrivée de Robin n’a rien changé entre nous. Si ce n’est que nous avons appris à découvrir l’autre en tant que parent, et que chacun apprécie de voir sa moitié dans ce rôle là.

Peut-être sommes nous privilégiés car notre enfant n’a pas de problème de santé ou de sommeil, ce qui nous laisse du temps et nous épargne de la fatigue comme je l’évoquais plus haut. Et ce qui peut amener à des complications dans le couple c’est justement ce manque de temps pour soi et une fatigue chronique.

Il nous arrive de nous disputer bien sûr, mais pas plus qu’avant ni plus fort, et jamais à cause de Robin. Ayant été éduqués pareil, nos valeurs sont communes, nos principes de vie également, ce qui j’en suis sûre, limite bien des tracas avec l’arrivée d’un enfant.

Cet article vous a-t-il aidé à y voir plus clair sur ce qui change vraiment avec l’arrivée d’un enfant ? Comment avez-vous vécu cette phase de transition ? Quels sont les changements notables dans votre vie depuis l’arrivée de bébé ?

1 thought on “De couple sans enfant à jeunes parents : qu’est ce qui change vraiment ?”

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