Maternité & Education

Prendre le temps de guider son enfant vers l’autonomie

Robin fêtera ses trois ans dans quelques mois, en février. Voilà maintenant un moment qu’il n’est plus un “bébé”. Son autonomie se développe de jours en jours, parfois à une vitesse qui nous surprend. Je voulais m’attarder aujourd’hui sur cette notion d’autonomie de l’enfant, te faire partager mon ressenti, et surtout t’expliquer comment ce sujet me parait parfois contraint par nos vies qui filent à 100 à l’heure.

Je m’explique. Bien que je tende vers une vie plus “slow”, vers un quotidien qui laisse place aux petits plaisirs et aux temps partagés…. force est de constater que la routine “crèche-boulot-repas-dodo” pèse quand même sur nos épaules de parents du lundi au vendredi. Et en toute logique, cette “cadence infernale” se répercute malgré nous sur notre enfant. Après analyse de la situation, je me suis plusieurs fois fait la réflexion que cette course routinière en semaine était parfois un frein à l’autonomie de Robin. Le matin particulièrement, puisqu’à mon sens c’est le moment de la journée où nous sommes le plus dans le speed, pressés par les horaires de travail et la dépose à la crèche. Cette tension horaire, au-delà d’instaurer certains jours un climat de stress, nous a aussi mené à des automatismes pour gagner du temps, au détriment de l’autonomie de Robin.

Cas concrets :

  • Il boit toujours son lait au biberon alors qu’il serait en capacité de le boire au bol comme un grand, mais au prix de combien de minutes perdues ?
  • Le temps file, nous avons un peu de retard ? Je lui enfile ses vêtements en 3 secondes alors qu’il serait préférable qu’il le fasse lui-même, pour perfectionner son apprentissage de l’habillement.
  • Il met du temps à descendre de la voiture ? Hop je le porte dans mes bras jusqu’à la crèche, alors que ce n’est pas nécessaire, encore quelques minutes de gagnées.

Plusieurs éléments m’ont fait prendre conscience que ce type d’action pouvaient (de façon répétées) entacher l’autonomie de mon enfant.

Le premier déclic a eu lieu cet été, au moment des vacances. Enfin débarrassés des contraintes horaires et plus détendus, nous avons laissé Robin faire beaucoup de choses par lui-même. Et nous avons été épatés par ses progrès sur cette période, notamment la propreté : une histoire rondement menée en quelques semaines.

Le second déclencheur a tout simplement été la demande de Robin. Il a commencé à manifester son besoin de faire “tout seul”, à s’agacer quand nous ne respections pas sa demande d’essayer par lui-même. En étant attentif à sa requête nous avons constaté de nouveaux progrès vers l’autonomie : un brossage de dent presque efficace, la capacité de se chausser et déchausser seul, d’écailler un œuf, réparer ses bêtises seul, ranger ses jouets, aider à mettre la table, s’installer dans le siège auto, faire de la draisienne à toute allure… Bien sûr certaines de ces actions avaient déjà été approchées par Robin, mais nous avons constatés ces derniers mois une très nette amélioration dans leur réalisation. Au quotidien, ce sont des savoir-faire qui reviennent souvent, et une vraie source d’autonomie pour lui.

Après avoir réalisés les bénéfices de ce “laisser faire seul” et de cette avancée vers l’autonomie, j’ai décidé de ne plus le “contraindre” dans ces petits gestes du quotidien, pour ne pas risquer à terme de l’infantiliser ou de lui faire perdre le goût du faire “par soi-même”. Bien sûr, cela prend plus de temps, et demande parfois une extrême patience… Mais je crois que le jeu en vaut vraiment la chandelle.


Quels sont vos solutions pour accompagner votre enfant vers l’autonomie ?

Vous pourriez aussi apprécier cet article : “Etre maman d’un petit garçon de deux ans”.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *